Ma chronique sur le bonheur, partie 3

Ma chronique sur le bonheur, partie 3

Ma chronique sur le bonheur

 

Le bonheur est contagieux. Il se partage. 

« Une peine partagée est une peine qui s’allège, une joie partagée est décuplée. » Cette phrase qu’on a tant lue que l’on ne sait plus exactement qui l’a écrite, résume merveilleusement ce dont j’ai envie de vous parler cette semaine. Elle confirme et vous rappelle aussi ce que je vous disais la semaine passée : avoir accès au bonheur ne signifie pas que vous ne vivrez plus jamais de moments plus sombres. Mais j’ai l’intime conviction que les joies pèsent plus lourd que les peines. Ainsi, partager sa peine, c’est une façon de l’alléger et partager ses joies (à condition que ce soit avec des personnes sincères et qui se réjouissent vraiment pour vous) multiplie l’effet euphorisant des bonnes choses qu’il vous arrive. Ne cachez ni l’un, ni l’autre.

Peut-être êtes vous du genre à penser « pour vivre heureux, vivons cachés » ? Je n’aime pas ce genre de généralité. Même si cet adage peut être valable dans certains cas, il ne convient pas de l’appliquer dans toutes les situations et face à toutes les personnes qui vous entourent. C’est vrai que certaines personnes n’ont pas forcément la réaction sincère et désintéressée que nous espérons quand nous partageons un bonheur, une joie, une bonne nouvelle… Dites vous que ces personnes sont simplement dans l’impossibilité de ne pas projeter sur vous la part d’insatisfaction de leurs vies. C’est à dire que les bonnes choses que vous vivez à un moment donné, ne font que les renvoyer aux bonnes choses qu’elles ne vivent pas, à un moment donné. Ce n’est pas dirigé contre vous. Cela leur appartient et personne ne peut juger ça. Aussi, tout n’est que transitoire. Ne condamnez pas quelqu’un parce qu’à un moment de sa vie il ne sait pas se réjouir sincèrement pour vous. Soyez indulgent avec ce genre de personnes… Par contre, sélectionnez avec soin les personnes qui se réjouiront pour vous de manière inconditionnelle et sincère. Mais ne vous privez jamais de partager votre bonheur.

Ne culpabilisez pas lorsqu’il vous arrive quelque chose de bien ! Vous ne pourrez pas résoudre tous les malheurs du monde en vous empêchant de savourer vos bonheurs. Mais vous pourrez illuminer une partie du monde en vous réjouissant et en partageant votre joie. Elle est contagieuse. Nous possédons tous ce que l’on appelle les neurones miroir. Ce sont ces neurones qui réagissent rien qu’en observant quelqu’un vivre, faire ou ressentir quelque chose. Nos neurones s’activent juste en observant ou en imaginant. Ce qui veut dire que voir quelqu’un se réjouir, être heureux et vivre un événement heureux nous procure aussi de la joie. CQFD. Ne vous bridez plus lorsque quelque chose vous rend heureux. Partagez le avec celles et ceux à qui la nouvelle fera du bien également. Ne soyez pas égoïste…

Partager ce qu’il vous arrive de bien ou de moins bien créera du lien avec votre entourage, vous vous sentirez plus proche les uns des autres et le lien, la connexion aux autres est un élément clé du bonheur. Le bonheur n’est pas quelque chose que l’on peut garder pour soi en le mettant sous cloche. Vous ne le préserverez pas plus longtemps en le cachant. Au contraire. Le bonheur est comme une plante qu’il faut arroser pour qu’il continue à pousser. Partagez le, répandez le, voyez votre bonheur comme une petite lumière qui pourrait bien éclairer le chemin des pèlerins traversant un peu de brouillard. Et évidemment réjouissez-vous sincèrement du bonheur des autres !

Suite au prochain épisode de « Ma chronique sur le bonheur »…

Atelier: Le bonheur ça s’apprend, prochaine date le 18 mars 2016
Plus d’infos ici

www.juliearcoulin.com

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