Au diable la culpabilité ! Apprenez à vaincre ce sentiment qui peut être destructeur

Au diable la culpabilité ! Apprenez à vaincre ce sentiment qui peut être destructeur

 

Nous avons toutes et tous, un jour, ressenti un sentiment de culpabilité. La culpabilité nous pousse à faire des choses (surtout celles dont on n’a pas envie) ou, au contraire, elle nous empêche de passer à l’action par peur de blesser quelqu’un. Comment en arrive-t-on là ? Comment contrer ce sentiment ? Dans cet article, je vous donne quelques pistes d’analyse et des conseils pour vous aider à vaincre votre sentiment de culpabilité.

Sentiment de culpabilité : distinguer le bon du mauvais

 

Avant de vous apporter certaines pistes qui vous aideront à en finir avec la culpabilité, je voulais vous rappeler ceci : la culpabilité n’est pas forcément mauvaise ! Elle est aussi là pour nous rappeler notre sens moral et nos valeurs. Elle nous permet de réparer une erreur quand c’est nécessaire.

Par exemple, votre patron vous demande si vous avez bien avancé sur un dossier important et vous lui répondez que oui alors qu’en réalité, vous n’avez même pas encore commencé. Votre conscience va vous rappeler à l’ordre. Dans ce cas, votre culpabilité va vous servir de moteur et elle est plutôt bénéfique.

La mauvaise culpabilité est celle qui nous rend la vie difficile et qui nous coince dans un fonctionnement ou un mode de vie qui ne nous convient pas. Cette culpabilité-là est d’ailleurs souvent insinuée en nous par un proche.

En finir avec la culpabilité

 

Pour en finir avec la culpabilité, il est d’abord important de comprendre d’où elle vient. De cette manière, vous pouvez l’accueillir et apprendre à la maîtriser. Apprendre à vaincre sa culpabilité demande de faire un gros travail sur soi.

Ne vous sentez plus indispensable

 

Essayons un instant de voir la culpabilité sous un autre angle. Et si ce sentiment était en réalité dû à votre toute-puissance ? Je m’explique…

Mesdames, lorsque vous culpabilisez en laissant votre mari et vos enfants seuls pour la soirée ou le week-end… Est-ce votre instinct de mère qui parle ? Ou est-ce votre envie de toute-puissance qui vous fait culpabiliser ? Culpabiliser parce que vous n’êtes pas là enlève toute possibilité aux autres de se débrouiller sans vous et vous renvoie au fait que vous n’êtes peut-être pas indispensable. Vous me suivez ? Envisager la culpabilité sous cet angle n’est pas flatteur, mais cette perspective a au moins le mérite de vous faire lâcher prise un moment…

Laissez à chacun ses responsabilités

 

Dans la même lignée que le paragraphe précédent, culpabiliser enlève à l’autre la possibilité de prendre ses responsabilités. Il est important, pour diminuer la culpabilité qui vous ronge, de vous dire que vous ne pouvez pas être responsable de tout ce qui vous arrive.

Culpabiliser parce que vous avez, par exemple, mis un terme à votre relation amoureuse est une façon de prendre toute la responsabilité sur vos épaules. Si vous en êtes arrivés à la rupture, c’est peut-être aussi parce que vous n’avez pas mis en place les moyens nécessaires pour l’éviter, ni l’un ni l’autre. La décision n’est alors prise que par celui ou celle qui en est capable. La responsabilité est à partager au niveau des moyens, pas au niveau du résultat. Généralement, laisser à chacun sa part de responsabilité permet de diminuer la culpabilité ressentie dans pas mal de décisions et de situations.

N’en profitez pas pour vous disculper de toutes vos erreurs. Ce n’est pas le but de mes propos. Mais il est essentiel de trouver l’équilibre entre culpabilité saine et culpabilité chronique. Donner à chacun l’occasion de prendre ses responsabilités est un bon moyen de trouver cette égalité.

Ne vous sacrifiez pas

 

La culpabilité est génératrice de comportements sacrificiels. À force de se sacrifier, on s’oublie, on ne se respecte pas, on dit oui au lieu de dire non… En résumé, on dépasse nos limites. On finit même parfois par en vouloir aux autres de nous pomper notre énergie alors qu’ils n’ont réellement rien demandé et que nous alimentons seul notre culpabilité chronique.

Ce sentiment que nous ressentons tous un jour ou l’autre trouve parfois ses racines dans des choses bien plus complexes. La fidélité au clan peut en être la cause. Lors de mes consultations ou en ateliers, je rencontre souvent des personnes qui culpabilisent de réussir là où le reste du clan familial a échoué. « Je culpabilise d’être heureux alors que ma mère ne l’est pas ; je culpabilise de réussir alors que mes frères et sœurs rament ; je culpabilise de gagner plus d’argent que mon conjoint ; etc. »

Dans ce genre de situation, il est important de distinguer ce que l’on fait par amour, par soutien ou pour soigner sa culpabilité. C’est une bonne question à vous poser lorsque vous décidez d’aider ou non un membre de votre famille ou un ami. La réponse pourrait vous surprendre !

 

Parfois, sortir de la culpabilité nécessite un travail personnel qu’il serait dommage de ne pas entreprendre. Si vous avez besoin d’en parler, besoin de conseils, je serai à votre écoute et je vous donnerai mon point de vue objectif. Pour cela, n’hésitez pas à me contacter par mail à l’adresse [email protected]. Vous pouvez également prendre un rendez-vous en ligne directement sur mon site www.juliearcoulin.com.

Pour apprendre à vaincre vos petites culpabilités, voici un rappel des quelques pistes qui peuvent vous aider :

  • Ne vous croyez pas indispensable, arrêtez de penser que vous avez la solution à tout et que vous pouvez tout résoudre. Laissez-en un peu pour les autres ;
  • Ne prenez pas les responsabilités qui ne vous appartiennent pas ;
  • Demandez-vous ce qui vous permet d’apaiser la culpabilité ressentie (cf. fidélité au clan familial).

1 Comment

  • ludovic ramamonjy
    Posted 26 avril 2021 23 h 23 min 0Likes

    Génial !!!

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