Le burn-out dans les métiers d’aide

Burn Out | Une fatalité pour les métiers d’Aide à la Personne ?

 

Le burn-out, l’épuisement professionnel, est un fléau qui touche tous les métiers. Cependant, il semblerait que le burn-out soit de plus en plus une fatalité dans les métiers d’aide à la personne. Médecins, aides-soignants, assistants sociaux, psychologues… sont des professions propices au stress et au surmenage. Comment explique-t-on cela ? Et, surtout, s’il s’agit de votre vocation, comment faire pour éviter de tomber dans le piège et préserver votre santé mentale ?

 

Pourquoi les métiers d’aide à la personne sont-ils propices au burn-out professionnel ?

 

Les métiers d’aide à la personne sont des métiers dits « à vocation ». Lorsque l’on choisit une telle voie professionnelle, la passion et le don de soi prennent généralement le dessus et il peut être difficile de prendre le recul nécessaire pour préserver sa santé mentale et physique.

 

Des métiers usants moralement et physiquement

 

Les personnes qui évoluent dans ce type de professions côtoient souvent la souffrance, la maladie, les conflits et parfois même la mort au cours de leur carrière. Il est impossible, lorsque le métier est pris à cœur en tout cas, que cela ne produise aucun effet sur l’équilibre psychologique.

Bienveillance, écoute, disponibilité, désir d’aider plus que tout et empathie sont autant de qualités dont sont dotés ces travailleurs. Alors, certes, ces qualités sont merveilleuses et honorifiques mais elles sont à double tranchant. À vouloir en faire toujours plus et à ne pas écouter ses limites, on finit par s’épuiser mentalement.

Usants émotionnellement de par la constante confrontation avec les drames, les métiers d’aide à la personne sont aussi responsables de fatigue physique. Nous avons malheureusement eu l’occasion de le constater lors de la crise sanitaire que nous avons traversée, la charge de travail ne fait qu’augmenter mais le personnel diminue. Ce qui engendre des heures supplémentaires et des gardes à rallonge. Bien souvent, les horaires sont décalés. 

Les aides-soignants et les auxiliaires de vie qui accompagnent les personnes âgées ou handicapées sont amenés à porter/soulever régulièrement leurs patients. Si ces gestes ne sont pas réalisés avec attention (ce qui est souvent le cas par manque de temps), ils finissent par leur causer des maux de dos ou autres maux responsables de l’épuisement physique. 

Des métiers où les valeurs personnelles prennent le dessus

 

Dans les métiers d’aide (et dans n’importe quel type de job finalement), posséder certaines valeurs personnelles peut vous faire sombrer plus facilement dans le burn-out :

  • Altruisme ;
  • Engagement ;
  • Justice ;
  • Amour des autres ;
  • Don de soi ;
  • Etc.

En quoi ces valeurs peuvent-elles être toxiques me direz-vous ? Parce que, tout d’abord, on oublie souvent de se les appliquer à soi-même. Et, ensuite, parce qu’elles sont tournées vers les autres et qu’elles nous piègent dans des engagements dont on a du mal à se sortir.

Si vous possédez ce genre de valeurs personnelles, il y a de fortes chances pour que vous soyez aveuglés, emprisonnés même, dans ce que vous vous êtes promis d’accomplir dans votre travail. Cela veut dire que vous ferez toujours passer les autres et votre travail avant vous et avant vos limites. C’est la recette qui mène tout droit au burn-out…

Comment prévenir et éviter le burn-out ?

 

Le burn-out, je vous le rappelle, est un épuisement physique et psychologique qui arrive lorsque nous accumulons du stress durant une trop longue période.

Pour éviter la fatigue due à cette accumulation, il est important de se vider la tête, de faire de vraies pauses régulièrement. On a souvent constaté que ne pas débrancher, être constamment connecté au boulot, favorise le burn-out. Il faut donc apprendre à se mettre des limites et se forcer à avoir des week-ends de 2 jours consécutifs de temps à autre.

L’important est de vous replacer au centre de votre vie. Il est important de relativiser, de ne pas vouloir en faire trop, de se respecter. C’est lorsque le boulot prend le dessus que vous pouvez très vite basculer dans la pente glissante de l’épuisement professionnel.

Votre corps vous parle. Écoutez les signes, les messages qu’il vous envoie et faites les choix qui s’imposent dès les premiers symptômes qui tirent la sonnette d’alarme.

Comment sortir du burn-out ?

 

Tout d’abord, il faut savoir que se relever d’un burn-out peut être un processus long et variable. Le temps sera votre meilleur allié mais il ne réglera pas tout pour vous. Vous devrez tirer les leçons de ce qui vous est arrivé et, quand vous aurez récupéré un peu d’énergie, identifier les points sur lesquels vous devrez travailler pour éviter la rechute.

S’il est vrai que le système entier devrait se remettre profondément en question pour améliorer les conditions de travail et éviter ainsi l’épuisement professionnel trop fréquent, il appartient aussi à chacun de vous d’être attentif à lui-même, de se respecter, de mettre ses limites et de prendre du temps pour soi.

Il vous est arrivé de dépasser vos limites ? Voyez votre burn-out comme un nouvel élan, comme un avertissement, un éveil sur les choses que vous devez changer pour repartir du bon pied et réussir à tenir sur le long terme. Veillez également à être en accord avec vos valeurs et à ne plus perdre le sens que vous trouvez dans votre travail.

Si vous sentez que vous avez besoin d’aide et d’accompagnement pour vous recentrer, n’hésitez pas à me contacter. Ensemble, nous travaillerons à vous remettre sur le chemin de la quiétude et de l’estime de vous. 

 

 

 

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